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actualisé|Actualisé le 13 mars 2012
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Nailloux


 Canton : Nailloux
 Superficie : 1 855 ha.
 Population 2006 : 1 637
 Habitants : les Naillousains
 Cours d’eau : la Thésauque et la Hize

TUILE – du 1er siècle av. J.-C. au Ve siècle ap. J.-C. :


MAIRIE NAILLOUX A Nailloux, de nombreuses traces d’une présence gallo-romaine, notamment des tuiles de toiture, ont été retrouvées : leur forme, plate avec un rebord, leur a valu le nom de tuile à rebord. Cette tuile est un fragment du toit d’une maison rurale : la forme de la tuile est adaptée à la très faible pente du toit. De nombreuses villas ont été repérées dans le Lauragais, région particulièrement mise en valeur à l’époque gallo-romaine en raison de la fertilité exceptionnelle de ses sols : c’est une terre à blé.

FORT - XIIIe au XIVe siècles :


Le fort date, sans doute, du XIIIe siècle. Entouré de fossés, il ne semble pas avoir été pourvu de murailles ; les murs extérieurs, aveugles, ont dû en tenir lieu. Sur le cadastre de 1676, une quarantaine de maisons sont dessinées. La place de l’église correspond à un moulon qui depuis a été démoli. Les maisons sont très étroites en façade, mais elles comptent deux étages, parfois trois.

CHATEAU - XIIIe au XVIIe siècles :


Château

Ce bâtiment est le plus élevé du village : avec sa tour, il domine toute l’agglomération. Traditionnellement dénommé château, il est constitué de murs de grande épaisseur qui semblent confirmer ce statut. Aucun élément précis ne permet d’effectuer une datation précise mais des vestiges indiquent qu’il s’agit du bâtiment très ancien.

RUE DE LA BOUCHERIE – vers 1318 :


Une bastide est créée à Nailloux en 1318, à l’est du fort primitif. Elle compte quatre rues parallèles, dont la rue de la boucherie. Au XVIIIe siècle, c’est le quartier des artisans et de nombreux tisserands y logent notamment. La situation sociale s’inverse aux siècles suivants et, jusqu’en 1940, ce quartier est considéré comme pauvre.

EGLISE SAINT-MARTIN - XVIe siècle :


Eglise

Cette église date de l’âge d’or du pastel : une cloche est datée de 1498. Elle participe à la défense du fort sui l’entoure, notamment par l’emplacement de ses fenêtres en hauteur au-dessus du sol. Le style gothique méridional est confirmé par la présence d’une nef unique et de chapelles entre les piliers. La voûte a disparu. L’autel en marbre provient de l’abbaye cistercienne de Boulbonne. Les stalles du chœur sont sculptées, notamment de têtes humaines sur les miséricordes.

CLOCHER - XVIIIe siècle :


Le clocher primitif, datant sans doute de la fin du XVe siècle, est abattu par la foudre en 1730. L’actuel clocher est typique du Lauragais : il s’agit d’un clocher-mur abritant les baies campanaires. Il est très haut et permet une observation des collines lauragaise voisines dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres : on aperçoit ainsi, au nord, le clocher de Caraman.

SCENES DE LA PASSION - XVe siècle :


Ce panneau en albâtre, roche tendre voisine du calcaire, provient de Nottingham en Angleterre. D’autres panneaux d’albâtre se trouvent dans l’église de Montgeard. Sur les panneaux de Nailloux, quelques fragments de peinture sont encore visibles.

STALLE - XVIIe siècle :


Les stalles du chœur proviennent de l’abbaye de Boulbonne située à Tramesaygues, sur le territoire de la commune de Cintegabelle. Cette origine illustre explique la richesse de ses sculptures. Boulbonne est une abbaye de l’ordre de Citeaux fondé par Saint Bernard au XIIe siècle. Aux XIIe et XIIIe siècles, elle est le lieu d’inhumation des puissants comtes de Foix, les Raimon-Roger et Roger Bernard, célèbres pour leurs combats dans la croisade contre les Albigeois (1209-1229). Un premier site, près de Mazères, abrite une abbaye, détruite vers 1565. Elle est reconstruite au XVIIe siècle à Cintegabelle avec le transfert des tombeaux des comtes de Foix. Il subsiste de cette construction quelques fragments architecturaux.

AUTEL - XVIIIe siècle :


L’autel de l’église Saint-Martin est un fragment, plus précisément la moitié, de l’autel de l’abbaye de Boulbonne. L’autre moitié est conservée dans l’église de Cintegabelle. En 1792, l’autel de Boulbonne-Cintegabelle est partagé en deux parties lorsque l’abbaye est vendue comme bien national, et les populations très catholiques de Cintegabelle et Nailloux en réclament une moitié. L’autel est une table en marbre rouge provenant de Caunes-Minervois, au nord de Carcassonne. Ce matériau a également servi à construire les colonnes du Capitole à Toulouse et le palais du Petit Trianon, à Versailles.

FONTAINE SAINT-MEEN - XVIIIe siècle :


Cette fontaine dédiée à Saint Méen fait l’objet d’un très ancien pèlerinage : ses eaux sont réputées pour guérir contre les maladies de la peau.

MAISON 5, rue du Laytié- XVIIIe siècle :


Maison 5 rue du Laytié

Cette maison est construite dans le quartier de Laytié, qui correspond à l’ancien village de Viviers, commune indépendante de 1790 à 1792 fusionnant avec Nailloux en 1792. Dans cette rue, plusieurs maisons basses, composées d’un rez-de-chaussée à deux pièces et probablement construites par un petit propriétaire ou un artisan comme au numéro 14 de la rue, forment un contraste avec les maisons bourgeoises.

FOYER SAINT-MARTIN - XVIIIe siècle :


Foyer Saint-Martin

Cette maison (route de Montgeard) en brique et pierre, qui s’ouvre sur une grande cour, est habitée, au XVIIIe siècle, par un des nombreux coseigneurs de Nailloux. Un décor de gypse figure dans le salon intérieur.

MAISON 24, rue Principale - XVIIIe siècle :


Maison 24 rue de la République

Le village de Nailloux comporte de nombreuses maisons témoignant de la richesse des importants propriétaires terriens et surtout, des négociants en grains – les bladiers – qui rassemblent le blé à Nailloux et l’exportent grâce au port de Gardouch situé sur le canal du Midi. Ces maisons présentent un ou deux étages, des façades soignées, des balcons avec des grilles en fer forgé. Le grand marché du mercredi a permis l’enrichissement des commerçants et des artisans.

CALVAIRE - XVIIIe siècle :


Le calvaire de Soucale est situé à l’emplacement d’une église et d’un cimetière qui ont aujourd’hui complètement disparu. Comme tous les calvaires, il témoigne d’un évènement du passé ou de la disparition d’un bâtiment. Soucale a appartenu à l’ordre de l’Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem. Son décor de grappes de raisins est un décor courant depuis l’époque paléochrétienne.

BALCON - XVIIIe au XIXe siècles :


Les maisons de notables de Nailloux, qui appartiennent à de grands propriétaires terriens ou négociants en grains, comportent généralement un ou deux étages. Le balcon, avec sa balustrade, correspond à un souci de prestige qui traduit la richesse du propriétaire.

HALLE AU BLE – vers 1880 :


La Halle

Ce bâtiment est le cœur commercial de Nailloux, centre important de concentration de blé en provenance des communes proches. Grâce à une route soigneusement empierrée, les grains gagnent le port de Gardouch, sur le canal du Midi, ou la gare de Villefranche. Les transactions entre paysans-producteurs et les négociants ont lieu sous la halle. Il existe également une halle au blé à Montgeard.

MESURE - XIXe siècle :


Cette mesure se trouve à la Halle au blé. Elle sert à évaluer une certaine quantité de grains. Il s’agit de récipients en pierre dans lesquels le blé est versé et quantifié.

MAISON ARNAUD - XIXe siècle :


Maison Arnaud

Cette maison est celle d’un bladier, négociant en grains – il s’agit essentiellement de grains de blé. Son nom, Arnaud, apparaît sur les volets de la façade. Actuellement, cette demeure fait office de boucherie.

MARIANNE – 1905 :


Marianne

La date de 1905 est intéressante pour ce symbole de la République : elle correspond aux luttes qui ont abouti à la séparation des Eglises et de l’Etat. C’est vraisemblablement une municipalité républicaine qui fait édifier ce monument.

MONUMENT AUX MORTS 1922 :


Monument aux morts

Ce monument, qui représente un poilu de la Première Guerre mondiale, relève d’un modèle de monuments aux morts dont deux autres communes du Lauragais, Caignac et Ayguesvives possèdent un exemplaire. En 1914-1918, une trentaine de soldats sont morts, chiffre important pour une population paysanne de l’ordre de 1000 habitants. En comptant les morts des années 1919-1925, soldats blessés, tuberculeux, gazés ou mutilés de la guerre, il faut doubler ce chiffre : 70 disparus. Le recours massif à une population italienne venue de la plaine du Pô permet de sauver l’économie de l’agriculture communale. La Seconde Guerre mondiale a, à Nailloux, des conséquences moins importantes.

CHATEAU D’EAU – 1960 :


Château d

Ce château d’eau est le symbole de l’amélioration de la vie matérielle des populations. L’eau potable a souvent été un problème en Lauragais, où elle manque surtout en été, tant pour les hommes que pour les animaux, notamment pour les bovins. En 1960, la mise en place de syndicats intercommunaux permet de construire des stations de pompage, des réservoirs ainsi qu’un réseau de conduites pour chaque village. L’un des premiers réservoirs est celui de Nailloux.


Source : « Le patrimoine des communes de la Haute-Garonne » - Editions : FLOHIC – Année : 2000 – Editeur : DUCOS Yves Breton




Traduction


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