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|| | |Actualisé le 19 juillet 2010
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Contenu.Aignes
CHAPELLE DE LAPEYRE – XIIIe siècle :Des documents d’archives datés de 1248 et de 1538 signalent déjà l’existence de Notre-Dame de Lapeyre. Lapeyre est un hameau rattaché à Aignes en 1882, lorsque la section Aignes-Lapeyre est instituée en commune. L’antique chapelle de Lapeyre, récemment restaurée, a échappé de peu à la destruction après l’arrêté du 14 vendémiaire an III (1794), qui ordonnait la destruction totale dans les vingt-quatre heures de toutes les chapelles du territoire. PORTE - XVIIIe siècle :Cette porte (en brique et bois), de style Louis XV- Louis XVI, donne accès à ce que les anciens du village appelaient, au XIXe siècle, la maison seigneuriale. Cependant, aucune donnée n’a pu apporter les précisions nécessaires à une identification plus précise du bâtiment. CHATEAU D’AIGNES – XVIIIe ou XIXe siècle :
CLOCHER DE L’EGLISE SAINTE-BAUDILE – 1848 :
Le clocher de l’église d’Aignes a été maintes fois ruiné et réédifié. Il devait pourtant paraître fort solide au XVIe siècle, puisqu’en 1523 lors d’un projet de reconstruction de l’église Sainte-Baudile, le frère Géraud de Massa, alors chevalier de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, décrète « qu’il n’est pas question de reconstruire le clocher ; on conserverait celui qui existait déjà ». En 1596, les guerres de Religion détruisent à nouveau l’édifice et, par crainte de pillage, le blé est caché dans les ruines de l’église. Reconstruite au XVIIe siècle, l’église échappe de peu à la destruction totale lors de la déchristianisation du pays. Elle est restaurée, sous sa forme actuelle, au milieu du XIXe siècle, pour la somme de 4 047 francs. BENITIER – XVIe ou XVIIe siècle :
Ce bénitier est à l’image de ceux apparus vers le XIIe siècle, qui ont pu servir de piscine sacrée. La coquille Saint-Jacques sculptée sur le socle évoque sans doute le culte de Saint Jacques et les chemins de Compostelle, comme l’indiquait autrefois un chemin nommé en langue d’oc « camin de la Compostela ». SAINT LUC - XVIIe siècle :
Cette statue (dans l’église Sainte-Baudile), l’une des quatre déposées dans les niches autour du maître-autel, provient peut-être de l’abbaye de Boulbonne, dont les dépouilles ont été partagées entre les églises proches de Cintegabelle après la Révolution. Les initiales « L.S » indiquent qu’il s’agit d’une représentation de sait Luc, dit aussi « Luc le médecin », auteur du troisième évangile, celui des actes des Apôtres, et compagnon de Paul. CHŒUR - XIXe siècle :
La restauration de l’église a maintenu, sans les modifier ni les déposer, les différentes décorations du chœur, et a respecté l’autel. PIETA - XVIIe ou XVIIIe siècle :Cette pietà provient peut-être de l’abbaye de Boulbonne, bien qu’aucune donnée ne permette de l’affirmer. Elle est aujourd’hui conservée dans l’église Sainte-Baudile dont le vocable existe avant le XIIIe siècle, comme l’atteste un arbitrage de 1245. Les reliques de ce saint, décapité à Nîmes et dont le culte s’est répandu en Gaule dès les premiers siècles du christianisme, sont probablement apportées de Nîmes à Aignes par des compagnons de Raymond IV, comte de Toulouse. Des liens étroits unissent en effet la région de Nîmes et le haut Languedoc depuis le Moyen-âge. OCULUS - XIXe siècle :
Ce vitrail, qui éclaire le fond de l’église Sainte-Baudile, est l’œuvre d’un maître verrier toulousain. MAISON DE CAMMAS - XIXe siècle :C’est peut-être ici, u lieu dit Cammas, qu’est né Guillaume Cammas, en 1688, dans une famille rurale peu fortunée. Ses parents, conscients de son goût pour le dessein, l’envoient à Toulouse où il devient l’élève du célèbre peintre Antoine Rivalz. Timide, peu bavard et doté d’une figure peu agréable, il est qualifié de laid, gueux et sot par son avocat qui souhaite le tirer d’affaire lors d’un mauvais procès. Cela n’empêche pas cependant Guillaume Cammas de mener sa carrière de peintre et d’architecte dans la ville de Toulouse. L’un de ses chefs-d’œuvre, la façade du Capitole de Toulouse, coûte 90 000 livres d’argent en 1755. Il est également l’auteur de l’Académie Royale de peinture de Toulouse. MAISON TASSOUEN - XIXe siècle :Cette maison présente un type d’architecture de style toulousain sur le point de disparaître dans la commune. La solide et rouge bâtisse, de forme presque cubique, porte encore le nom de son propriétaire du XIXe siècle, Tassouen, l’un des agriculteurs aisés de la commune. ANCIEN CIMETIERE - XIXe siècle :
VIERGE A L’ENFANT – 1878 :
Edifiée à la suite d’une mission au XIXe siècle, la statue de la Vierge et de l’Enfant Jésus porte sur son socle l’inscription « Souvenir de mission 1878 100 jours d’indulgence ». L’indulgence est une rémission, par l’église, des peines temporelles qu’entraînent les péchés des hommes. Source : « Le patrimoine des communes de la Haute-Garonne » - Editions : FLOHIC – Année : 2000 – Editeur : DUCOS Yves Breton |
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